Bonjour !
J’utilise depuis bien des années, l’écriture du journal de bord, comme outil de thérapie personnelle, combine avec d’autres approches. Les sports comme le triathlon et l’escalade, par exemple, me servent aussi d’exutoire, et une judicieuse combinaison de ces moyens me permet de garder la tête au dessus de l’eau, et parfois de flotter joyeusement. J’aimerais dans cette chronique, m’adresser a ceux et celles qui veulent écrire un journal de bord et n’osent pas, par manque de temps ou d’inspiration, par peur du ridicule, peut-être. Je ne me prétends pas psychologue, (j’en ai plutôt consulté quelques uns car j’en avais reconnu le besoin !) cependant mon expérience pourrait s’avérer profitable a d’autres.
Tenir un journal de bord, c’est bien beau, et parfois ca part sur les chapeaux de roues a l’occasion de bonnes résolutions du jour de l’an, mais comment garder une régularité ? Voici mon secret.
Bien sur, les mille catastrophes qui surviennent dans notre vie et a cause des autres sont des sources intarissables d’inspiration, mais le potentiel thérapeutique d’un tel « recensement » me semble un cercle vicieux. A moins de vouloir en faire un film comique en les exagérant, bien sûr. Mais encore la, j’ai constate qu’a force de rire, on finit par rire jaune… puis rire gris.
Je vous propose plutôt autre chose : sans pour autant renier en bloc toutes les tribulations de la vie, pourquoi pas essayer, a chaque jour, ce qui vous semble une bénédiction, dans votre vie ?
Pourquoi ne pas choisir 10 bénédictions, au lieu des dix commandements ? Apres tout, il s’agit de récolter le feu sacré en haut de la montagne, et de les graver dans VOS tablettes, pas celles du voisin. Soyons modernes, on carbure maintenant davantage aux bénédictions qu’aux punitions prônées dans l’ancien testament de la bible ! Alors faisons le plein. Le plein de sens.
Avant tout, nous devons nous entendre sur la définition de bénédiction, dans le contexte de ce blogue: j’appelle bénédiction tout ce qui nous procure du bien-être, qui pourra nous consoler plus tard en y pensant. Donc du bien-être à court, mais aussi a long terme!
Ca inclut donc des succès dont nous sommes fiers, des opportunités, « Un heureux hasard », comme j’entends parfois chez des amis. Bref, tout ce qui nous arrive de bien- selon nous. Une sorte de grâce, donc. Pourquoi pas ?
Ces observations, deviennent autant de graines semées en terre qui pourront devenir… une petite fleur, ou ne pas grandir du tout, peu importe. Voulez vous des exemples de bénédictions ?
• Un matin, après y avoir pensé pendant des jours et avoir repoussé l’échéance, je me suis enfin décidé à faire le ménage ou sortir les poubelles, ou a faire quelque chose de déplaisant pour moi.
• Je reçois ce chèque de remboursement d’impôts que j’attends depuis si longtemps
• J’arrive au bon endroit au bon moment, je dis la bonne parole a la bonne personne, j’ai le sens du timing (pour dire une blague par exemple, mais aussi pour encourager, soutenir, apaiser)
• J’achète exactement le bon cadeau pour cette personne.
• En tant que sportif, j’ai performé de façon inattendue dans une compétition (au-delà de mes prédictions)
• Je rends un service a quelqu’un sans espoir de retour.
• Je reçois une inspiration pour écrire, cuisiner, une activité de création.
• Le sourire d’un enfant qui nous a adopté
• Un chien qui nous accueille chaleureusement.
• Un spectacle, un film, un livre qui nous touche.
• Etc.
Comme vous voyez, certaines bénédictions sont très peu « sexy » ou peu spectaculaires, mais c’est avec des cennes qu’on fait un dollar. Il faut accumuler, patiemment, les bénédictions. Pour ce faire, il faut s’exercer à les détecter même si elles existent parfois en très faible concentration.
Il m’arrive parfois de vivre des journées horriblement lourdes et longues, mais une petite bénédiction peut désamorcer bien des « montées de lait ». Parfois, en évoquer le souvenir, peut nous aider a visualiser une nouvelle harmonie dans le chaos environnant.
Dans le premier tome de trilogie, intitule Les neuf vies de Caméléon, le héros se rend compte, un peu avant de vouloir passer a l’acte suicidaire, des grâces qui l’ont accompagné tout au long de sa vie. Et il décide que la vie vaut quand même la peine d’être vécue. Il devra cependant, dans les tomes suivants, se replacer dans un contexte d’action de grâces lorsque le malheur surviendra a nouveau. Comme quoi, même les bénédictions ne sont pas acquises pour toujours. Il faut les cultiver !
Merci de votre attention, et bonne bénédictions.
Patrick Georges
Merci, j'avais une seule question et j'ai trouvé en un seul clic. Merci votre ré ponse est d'appoint 0, une bénédictiom.
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